Escapade à Lisbonne {Récit, photos et quelques conseils}

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Hello, hello !
Me revoilà enfin avec le post tant annoncé sur notre escapade à Lisbonne ! Inutile de vous dire que ce fut un travail de longue haleine, d’où mon silence des ces derniers jours, mais j’espère que vous aimerez nous suivre dans la capitale portugaise. Vous embarquez avec nous ?
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Arrivée sur Lisbonne : vue depuis l’avion

On ne devrait visiter Rome qu’en tout dernier lieu. Pourquoi cette réflexion ? Tout simplement parce que c’est le sentiment que nous avons eu avec Doudouchéri au début de notre séjour lisboète. Plus d’un an après notre escale romaine, nous sommes encore sous le charme de la capitale italienne. « Under the spell » me semble l’expression la plus appropriée…

Si vous ajoutez à cela :

  • une préparation quasi inexistante de notre séjour à Lisbonne (ouh!!)
  • réservé à la va-vite en formule vols + hôtel sur un site de vente en ligne,
  • à des dates pas top dans l’emploi du temps professionnel de Doudouchéri,
  • qui d’ailleurs penchait plus pour Prague que pour Lisbonne !

et vous comprendrez mieux pourquoi  nous avons eu du mal à nous projeter dans cette ville. Au début du moins…


Pour commencer, faisons un petit tour d’horizon des infos pratiques.

Au moins, les vols pour Lisbonne depuis Toulouse étaient directs (ce qui est toujours mieux que ce que nous avions organisé nous-mêmes pour Rome avec escales à Nice = perte de temps) ! Seul bémol en ce qui nous concerne : dans les billets compris dans notre formule, nous n’avions pas de bagage en soute, il nous en a donc coûté 40€ à l’aller et idem au retour ! Une somme absolument exorbitante si l’on considère la taille de notre valise. Note pour plus tard : s’organiser pour voyager avec 2 valises de cabine et les produits de beauté dans des contenances adaptées. Le rasoir de Doudouchéri ? Il aurait pu s’en passer et faire un petit tour chez Figaro’s Barbershop, entre autres !

Toujours dans la case pratique, les transports en communs sont très bien organisés à Lisbonne. Le métro tout d’abord se compose de 4 lignes (2 fois plus qu’à Rome !!) ce qui est une broutille pour quiconque a vécu à Paris (et j’ai la chance d’être de ceux-là). Un des avantages du métro est qu’il vous amène jusqu’à l’aéroport (qui est donc très proche de la ville) et pour nous, il nous déposait au pied de notre hôtel ! Par contre, la fréquence nous a semblé un peu légère, et c’est un métro ancienne génération, donc très bruyant pour les oreilles sensibles de Doudouchéri habitué au seul métro toulousain (équivalent de la ligne 14 à Paris). Vous avez ensuite des bus, tramways et funiculaires très utiles pour économiser ses forces car il vous faudra beaucoup monter à Lisbonne, la ville aux 7 collines (tiens, comme Rome !!) !

Comme nous avions très mal organisé ce voyage, j’avais connaissance de l’existence de la Lisboa Card, mais les tarifs m’ont semblé prohibitifs. Pourtant avec le recul, son achat aurait été au minimum amorti, voire rentabilisé. Elle s’achète sur internet, je vous mets donc 2 liens pour vous la procurer ou juste vous éclairer : Lisboa Card  et Bonjour Lisbonne. De notre côté, nous avons acheté une carte rechargeable à une des nombreuses machines en libre service présentes dans toutes les stations et nous avons dû la recharger quelques fois… Le système est très pratique cependant et cette carte Viajem est utilisable dans tous les modes de transport du métro au tram en passant par les bus, mais aussi les funiculaires et l’ascenseur de Santa Justa dans lesquels il est plus économique d’utiliser la carte que d’acheter un ticket à bord.

Pour en finir avec l’aspect pratique, notre hôtel était plutôt bien situé, à la station Saldanha (lignes rouge et jaune). Il était tout beau tout neuf avec piscine sur le toit ! Bon, malgré l’incroyable douceur qui nous a accompagnée pendant tout notre séjour (nous n’avons pas vu un nuage!), nous ne nous sommes tout de même pas baignés, mais je vous laisse apprécier les photos. Je vous mets le lien vers le site de l’hôtel car nous l’avons trouvé très bien et le personnel était vraiment très agréable (Hôtel White Lisboa). Attention, la gamme de prix est plutôt élevée, mais il existe un large choix de logements à tous les prix (notamment des appart’hôtel).


Passons maintenant au vif du sujet : les visites !

Etant arrivés le mercredi à la mi-journée, nous n’avons pas eu le temps de faire grand-chose ce jour-là une fois le repas et la chambre pris. D’autant que la nuit tombe assez tôt : le Portugal a une heure de décalage avec la France, donc quand il est 18h chez nous, il est 17h là-bas. Vous voyez le topo pour la tombée de la nuit à cette époque !! Nous nous sommes donc contentés d’une très longue marche du haut du Parque Eduardo VII jusqu’au bas de l’Avenida da Liberdade (l’équivalent de nos Champs-Elysées) et encore plus bas jusqu’à la Praça do Comercio !! Nous avons trouvé le centre ville et la ville basse assez peu vivants ce soir-là, mais nous étions en semaine.

Le lendemain, nous avons commencé par le Parque dos Nacoes  à l’est de la ville (station de métro, bus et trains Oriente), un quartier moderne créé pour l’Exposition Universelle de 1998. Nous avons traversé le centre commercial Vasco de Gama, admiré de loin le Pont du même nom (18 km de long au-dessus du Tage !) et nous nous sommes dirigés vers l’Oceanorio (17€/pers.) qui nous avait été recommandé : à voir absolument même quand on n’est pas fan de milieu marin (ce qui est mon cas) ! Le bâtiment moderne abrite un immense aquarium (du volume de 4 piscines olympiques!) autour duquel vous tournez sur 2 niveaux tout en traversant des salles représentant la faune et la flore des 4 océans : Atlantique, Antarctique, Pacifique et Indien, qui au final n’en font qu’un.

Le lieu est magique et didactique à la fois si bien que nous y avons passé presque 2 heures sans nous en rendre compte, nous avons donc dû zapper l’exposition temporaire pour pouvoir continuer notre périple du jour qui devait nous amener ensuite au Castelo São Jorge en passant par les quartiers de Graça, la Mouraria et l’Alfama. Rien que ça !

En  fait, on s’est un peu perdus dans le dédale de ruelles depuis la gare de Santa Apolonia (train direct depuis Oriente). Nous sommes passés devant le Panthéon national, le Monastère de São Vicente de Fora et avons admiré la vue sur Lisbonne depuis le Miradouro da Graça. Pour atteindre le « Château », il nous a fallu descendre pour mieux remonter, et tourner un peu en rond aussi 😉 !!

Au final, le Castelo São Jorge (8,50€/pers.), hormis sa vue sur la ville, le Tage, Belem au loin et le Cristo Rei (monumentale sculpture du Christ-Roi sur l’autre rive) ne m’a pas emballé : il s’agit surtout du chemin de ronde de la forteresse et d’un jardin avec des ruines. Bon, à ma décharge, j’ai été prise d’un coup de fatigue aussi soudain que violent qui nous a obligé à rentrer à l’hôtel et ne m’a pas permis de profiter pleinement de l’endroit, car la vue au coucher du soleil était tout de même appréciable.

Le vendredi nous sommes partis pour Belem avec en ligne de mire sa Tour bien sûr, le Mosteiro dos Jeronimos et les Pasteis de Belem !! Bon, Doudouchéri voulait aussi faire une détour par le quartier de l’Ajuda que l’un de nos 2 guides vantait comme un quartier injustement délaissé des touristes, plein de charme, typique, blablabla… Sincèrement, à part nous faire marcher, monter et descendre un peu plus longtemps, nous n’y avons trouvé aucune des merveilles énoncées !!

La Torre de Belem (6€/pers.) est un bel ouvrage : la prison au plafond hyper bas est oppressante et contraste avec la vue sur les horizons lointains qu’offrent la terrasse ou le haut de la Tour. L’escalier étant étroit, vous devez respecter des minuteries et des signaux lumineux pour la montée et la descente… or, monter d’une traite nécessite une bonne forme physique 😉 !

Après notre marche inutile et une pause digestive (une sieste quoi !) au Jardin Botanique Tropical (2€ l’entrée), nous avons fini au Monastère des Hiéronymites (10€/pers.). Alors que nous nous faisions la réflexion que le tarif des visites était un peu élevé pour l’ensemble des endroits visités, nous avons immédiatement révisé notre jugement en entrant dans le cloître du Monastère dont la vue nous a littéralement soufflés.

Cet endroit est une pure merveille architecturale. Pas une colonne n’est semblable à une autre, chacune étant sculptée d’un motif différent de sa voisine. La vue d’ensemble est vraiment splendide. Le réfectoire est également impressionnant par sa taille (très jolies faïences du XVIIIème siècle). Le choeur haut de la cathédrale (qui est la seule partie du monastère à avoir souffert lors du tremblement de terre de 1755 qui avait quasiment rasé la ville) offre une vue époustouflante sur les colonnes massives qui soutiennent la nef. Enfin, vous pourrez retracer l’histoire du Monastère sur une frise qui fait un parallèle très intéressant avec l’histoire du Monde et celle du Portugal. Donc un lieu incontournable à ne surtout pas rater.

Le soir nous sommes retournés dans le centre au Bairro Alto pour aller écouter du Fado. Cette fois-ci, la ville nous a paru bien vivante !! Doudouchéri y a retrouvé ses amis vendeurs de haschich. Je m’explique ! Depuis le premier soir, il était abordé dans les quartiers touristiques par des hommes qui lui proposaient de l’herbe ou autres substances illicites. C’est donc à savoir sur Lisbonne : les dealers ne se cachent pas beaucoup. Ça nous a surpris, mais aussi amusé car ils semblaient vraiment avoir repéré Doudouchéri, comme s’il avait une tête de consommateur ce qui n’est pas le cas (non, non, vraiment pas !). Cependant, la ville ne m’a pas donné l’impression d’insécurité : je suis restée un moment toute seule à minuit ce soir-là à côté de la station Baixa-Chiado sans crainte.

Le samedi, nous avons commencé notre journée plus tard. Nous avions pour programme pas mal de déambulation vers le quartier du Bairro Alto où nous étions la veille au soir, mais nous avons commencé par un détour à la Casa do Alentejo (ci-dessus), un endroit surprenant avec un patio à la décoration mauresque couvert d’une verrière. Nous sommes revenus ensuite vers l’Avenida da Liberdade du premier soir, où nous avons dégusté une Ginginha (cerises à l’eau de vie servies dans un chupito) dans le plus petit bar du monde! Nous attendions un funiculaire qui nous a amené au Miradouro de São Pedro de Alcãntara : les « miradouros » sont des esplanades qui offrent un point de vue sur la ville, donc situés sur les hauteurs, d’où la nécessité des funiculaires !

Après l’achat de 2 petits tableaux à une peintre estonienne adorable installée depuis 17 ans à Lisbonne (!!), nous avons entamé nos pérégrinations à travers le Bairro Alto vers l’Elevador da Bica (funiculaire), le Chiado et Baixa (la ville basse). Dans l’après-midi, nous avons continué à nous balader de la Praça do Comercio  (bien plus belle de jour !), le long du Taje vers Cais do Sodre : une bien agréable ballade un samedi en fin d’après-midi. Il a fallu nous plier à une petite séance de shopping pour les cadeaux à ramener aux enfants, mais pas sans passer par l’Elevador de Santa Justa (ascenseur) que nous avions pu admirer à deux reprises déjà mais sans le prendre.

La ville étant construite avec d’importants dénivelés, il existe plusieurs ascenseurs publics pour vous rendre plus rapidement du bas d’une colline vers le haut (et vice versa forcément!). Nous en avions testé un dès le premier soir au pied de l’Alfama où j’étais parti dans un fou rire quand l’ascenseur, dont je venais de descendre pensant qu’il était payant ou privatif, s’est refermé sur Doudouchéri pour l’emporter plus haut (toujours plus hauauauaut!).

L’Elevador de Santa Justa vous permet de descendre du Bairro Alto depuis la rua do Carmo vers le Baixa, mais il n’est pas gratuit lui. il est même plutôt très cher si vous achetez votre billet à bord : plus de 5 euros!), mais c’est une oeuvre d’art en lui-même. Réalisé non par Eiffel, mais par un de ses élèves (dont j’ai oublié le nom), c’est un très bel ouvrage aux allures de cathédrales par endroit qui, en plus d’un ascenseur, offre la possibilité de monter sur sa plateforme par un escalier en colimaçon pour bénéficier d’une magnifique vue sur la ville (il vous en coûtera 1,50€ de plus). Personnellement ce ne fut pas une partie de plaisir car j’ai été prise de panique en montant l’escalier, je suis restée au milieu de la plateforme sans trop bouger et j’ai mis un certain temps à redescendre :-(.

Pour le dernier soir, nous avions décidé d’aller manger au Mercado da Ribeira en face de la station Cais do Sodre. Bah oui ! Vous ne commenciez pas à vous demander où étaient passés les repas dans ce récit ?!!


Dernière étape : les restaurants que nous avons testés !  

Bon, inutile de vous dire que pour nous il s’agit d’une étape importante !! Nous avons tendance à organiser nos journées autour des repas, nous régalant par anticipation. Sauf que par expérience, les guides ne sont pas toujours de si bon conseil que cela. Ce qui n’est pas trop grave car Doudouchéri a un flair assez sûr pour repérer le petit resto qui ne paye pas de mine mais qui va être typique, bon et pas cher. Mais force est de reconnaître qu’à Lisbonne, on a un peu galéré…

On s’attendait un peu plus à un pays de culture méditerranéenne comme chez nous, ou en Italie et en Espagne où les gens ont pour habitude de se retrouver autour d’un verre et/ou d’un bon repas, du coup, les restaurants y sont légions.  Là, il y en avait un ou deux par pâté de maison. Et encore pas toujours.

Les Lisboètes se retrouvent beaucoup autour de petits kiosques verts (ci-dessus) qui font office de cafés et que l’on trouve un peu partout disséminés sur toutes les places et esplanades de la ville. Les « pastelerias » sont également très fréquentées et s’approchent un peu du concept de salon de thé avec une restauration rapide pour le midi et des douceurs pour l’après-midi (jusque tard le soir pour certaines).

Le premier jour, et malgré un petit sandwich dans l’avion, nous avons fait un déjeuner tardif (apparemment tout à fait dans les coutumes locales), dans un petit resto tout en longueur dénommé Moises juste derrière l’hôtel. Typique restaurant de quartier où des hommes en costume mangeaient au comptoir et où la clientèle était principalement locale. Sardines grillées pour moi et foie de porc pour Doudouchéri ! On a dit « local » ! En bons Français, nous avons également pris du fromage en dessert qui s’est avéré plutôt très bon, même si tous les fromages mangés au cours du séjour nous ont donné l’impression d’avoir un peu le même goût.

Le soir, après avoir beaucoup marché, nous sommes revenus vers l’hôtel en désespoir de cause, fuyant les restaurants pour touristes et leurs rabatteurs qui vous donnent envie de prendre vos jambes à votre cou (enfin, en ce qui nous concerne !).  Nous avons opté pour le second resto du quartier avec lequel nous avions hésité le midi (euh, à 14h), un restaurant de poissons du nom de Rabo d’Pêxe qui proposait aussi des sushis. Lorsque le serveur (pas très avenant) en a eu enfin fini avec la table derrière la nôtre et la jeune femme qui lui a fait détailler tout le contenu de la carte par le menu (hihihi), j’ai enfin pu commander mon plat de poulpe sur une purée de patate douce qui était délicieux. Doudouchéri a choisi de la morue, institution nationale oblige. Le dessert au chocolat choisi par mon gourmand était aussi très bon.

Le lendemain midi (euh, à 14h), nous avons cherché désespérément et finalement trouvé un petit resto conseillé par nos guides… et sûrement pas que les nôtres !! Il y avait la queue sur le trottoir !! Nous avons donc renoncé à Zé da Mouraria et, dans une rue adjacente, nous sommes tombés sur une cantine de quartier comme les affectionne tant mon cher époux, où la patronne faisait son barbecue sur la terrasse en tongs ! On ne peut plus typique. Cela sentait la sardine, mais on nous a annoncé que pour nous ce serait poulet : le plat des touristes ? Il s’est avéré moelleux et grillé à la fois, très bon, mais servi avec des frites bien sûr 😦 et une petite salade. Un peu de fromage pour finir, olives, pain, beurre et 4 bières, le tout pour 23€ !! Rapport qualité-prix imbattable.

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A la table d’à côté, un couple de jeunes français mangeait la même chose que nous et le jeune homme buvait les paroles de la demoiselle, dont le flux semblait ne jamais vouloir se tarir : nous avons appris plein de choses sur l’ONU et la géopolitique, et sur ses voyages, notamment que le « traditional English breakfast » lui donnait envie de vomir… Elle a enfin paru remarqué que nous étions nous aussi français et nous a donc conseillé de prendre une « aguardente » (≅ « eau ardente »), ce qu’ils ne se sont pas privés de faire. Après deux bières bues en attendant le plat, j’ai passé mon tour.  Digestifs locaux = possibles tord-boyaux.

Le soir après mon gros coup de fatigue et notre retour à l’hôtel, Doudouchéri a trouvé un resto pas trop loin où j’ai repris du poulpe et lui de la morue !! Rien de particulier : le cadre était agréable comme l’accueil. On ne nous a pas apporté le pain et les autres amuse-bouches (essentiellement des olives, des beurres salés ou parfumés, et des pâtés de sardines ou de thon) comme dans les autres restos qui, pour info, sont payants si consommés. Le couvert, comme en Italie, est payant sur une base forfaitaire, et a  un coût variable d’un restaurant à l’autre (entre 1,50 et 3,50€/pers.).

Le lendemain midi à Belém nous avons choisi de manger à l’Adega de Belém, un resto tout à fait correct : l’accueil était très souriant, le cadre de la petite salle très joli et les plats ne nous ont pas déçus. C’est la première fois du séjour que nous nous sommes vraiment lâchés et avons trop mangé ! En entrée, nous avons pris du boudin portugais (boundi) coupé en tranches et grillé et ce que je qualifierais d’un beignet de rillettes de porc. En plat, j’ai choisi la morue du chef : un beau pavé recouvert d’une sauce onctueuse à la tomate servi avec des rondelles fines de pommes de terre frites. Doudouchéri avait opté pour un plat de feijoada, le cassoulet local :  tout ce qu’il aime ! Nos voisins de table ne nous ont pas dérangé : ils semblaient sourds-muets. Ou alors le monsieur était juste fasciné par son téléphone et la pauvre dame qui l’accompagnait fascinée par lui qu’elle se contentait de regarder…

Pas de dessert car je me réservais pour les Pastéis de Belém ! Les fameux, uniques, inégalés « pastéis de nata » originaux que l’on trouve à l’Antiga Confeitaria à deux pas du Monastère des Hiéronymites. Et franchement, mais franchement, si vous voulez tout savoir, ça vaut le détour ! La queue pour les acheter est franchement saoulante puisqu’il ne s’agit que de payer et ensuite il faut recommencer pour obtenir sa commande. Le personnel n’est vraiment pas sympathique. Et les tarifs ne sont absolument pas dégressifs !! 1,10 € le pastéis, 6,60 les 6, etc jusqu’à 55€ les 50 (:-o).

Mais quand vous sortez avec votre poche, et dedans la boîte, et dedans vos pastéis encore chauds…. Mamama ! Je n’ai même pas vu les sachets de sucre glace et de cannelle pour saupoudrer dessus. J’ai tout de suite craqué et croqué dans  cette divine petite pâtisserie que l’on dévore en 2 bouchées, qui est croustillante à l’extérieur et si fondante à l’intérieur. Un péché divin !

Le vendredi soir, nous avions donc choisi de nous rendre dans une Casa de Fados, le Fado étant une autre institution indissociable de Lisbonne, donc incontournable. Nous avons choisi le restaurant O Faia, un établissement qui fonctionne sur le mode du dîner-spectacle, soit un montant mininum de 50€ par personne pour pouvoir payer les artistes, 2 musiciens et 4 chanteurs.

La table est bien notée, à raison car nous avons très bien mangé même si j’ai été déçue de ne pas pouvoir déguster le poulpe que j’avais commandé (et vu arriver sur des tables voisines !). Quand le serveur (un peu trop obséquieux à mon goût) est venu m’annoncer qu’il était désolé, mais qu’il n’y en avait plus, j’étais dégoûtée. Je me suis donc rabattu sur un plat que l’on pourrait ramené basiquement à une « brandade de morue ». Mais si toutes les brandades de morues étaient comme ça dans nos cantines… Mamama !!  Cet écrasé de pommes de terre à la crème fraîche, morue et coriandre feuille est apportée dans son plat à gratin et le serveur vous la sert en grosses quenelles sur une spirale de crème d’olives qui décore le fond de l’assiette. Yummy !

Doudouchéri avait choisi de la joue de porc noir cuite au vin rouge et romarin avec purée à la truffe. En entrée, nous avions pris une planche de saucisses et fromage de brebis crémeux et après ça, mon ogre avait encore envie d’un dessert  ! Nous avions été surpris et amusés par l’annonce sur le menu d’un pudding traditionnel aux oeufs et lard de porc… Au final, il s’agissait d’un flan au caramel  dans lequel nous n’avons trouvé aucune trace de lard. Quant au Fado, je m’attendais à quelque chose d’un peu plaintif, mais certaines chansons se sont révélées plutôt entraînantes. Les chanteurs (2 femmes et 2 hommes) avaient tous des voix magnifiques qui résonnaient bien dans la salle voutée.

Autant vous dire que le petit-déjeuner du lendemain fut plus que light !! Le midi (euh, à 14h), nous mangions avec la soeur d’un collègue de Doudouchéri qui est venue en famille car c’était son anniversaire. Habitant Cascais, une ville à l’ouest de Lisbonne sur l’océan dont ils nous ont vanté la beauté ainsi que Sintra, ils ne connaissaient pas de restaurant et celui choisi s’est trouvé être parmi ceux que nous avions fuis depuis le début du séjour. Une petite découverte cependant : j’avais choisi un Porto blanc en apéritif et notre nouvelle amie m’a conseillé de le boire avec une rondelle de citron ce qui était effectivement très bon.

Enfin, le samedi soir, j’avais donc repéré dans nos guides le Mercado da Ribeira, un marché couvert dont la halle a été rénovée par TimeOut pour en faire un grand espace de restauration. Le centre est occupé par des tables hautes en enfilade où les gens peuvent s’installer pour manger. Et sur tout le tour de la halle se trouvent les stands des « restaurants » à emporter. De vrais restaurants traditionnels se trouvent à l’étage dans une galerie périphérique, mais en bas, les plats de poissons, de charcuteries et de grillades, le cru et le cuit, les plats traditionnels portugais et de cuisine du monde, les bars à soupe ou à vin se mélangent pour offrir un choix infini de combinaisons.

Nous avons commencé par un verre au bar à côté de l’atelier cuisine (avec caméra, écran et oreillettes sviouplè!). Puis nous nous sommes dirigés vers le fond où se trouvaient les stands de « Cozhina de Chefe »: de la cuisine de chefs version market food, donc à prix abordable ! Tout le concept nous a emballé. L’endroit est certes bruyant mais pas plus qu’une brasserie française. Il y a un peu de musique de fond et surtout, cela facilite les rencontres. En ce samedi soir, il y avaient autant de Lisboètes que de touristes, mais nous sommes tombés sur un charmant couple de Brésiliens de São Paulo. Nous avons discuté, échangé nos numéros et ils nous ont invité chez eux si d’aventure nous passions par le Brésil !!

Qu’avons-nous mis dans nos assiettes ce soir-là ? D’abord quelques snacks du stand de Marlene Vieira : champignons farcis avec lard et oeuf de caille, crabe et crème d’avocat bien relevée, poulpe en salade à la portugaise. Le système est très bien pensé : vous passez commande à un stand, vous réglez et on vous donne un boîtier qui vibre et clignote quand la commande est prête ce qui vous permet de ne pas rester planter debout à attendre. Ensuite, et alors que nous n’avions plus faim, nous avons enchaîné avec un plat de bacalhau et pommes de terre dont j’ai oublié le nom de chez Miguel Castro e Silva, du riz à l’encre de seiche et du porc confit avec fenouil braisé d’Alexandre Silva. Nous avons cru exploser ! Mais c’était tellement bon.


Et voilà, notre escapade à Lisbonne est finie !! 

Au final, ce séjour se sera achevé sur une note plus positive qu’il n’aura commencé. Et avec le recul, voilà ce que je vous conseillerai si vous souhaitez vous y rendre :

  • prévoir au moins 4 journées pleines sur place (soit une de plus que nous);
  • visiter le Museu Nacional do Azulejo qui est malheureusement un peu excentré à l’est et accessible uniquement par bus, mais qui, sur le papier, semble très prometteur (gros regret);
  • aller à Sintra (accessible en train depuis la gare de Rossio en centre ville) et Cascais (en train également depuis Cais do Sodre) qui sont a priori des étapes à ne pas rater ;
  • trouver un logement vers Cais do Sodrestation de métro (ligne verte) et gare de trains (Cascais) ce qui vous rapprochera du Tage et du centre de la ville, mais aussi de Belem (accessible depuis cette station par le tram 15E ou le bus 728) et ses nombreux autres musées à visiter (Museu Nacional de Arte Antiga, Museu do Oriente, Museu dos Coches…) et qui vous mettra à 2 stations de Rossio et des trains pour Sintra ;
  • bref, mieux préparer votre voyage que nous !! Et ce avant même de réserver vols et hôtel 😉 !

Parce que, pour tout vous dire, en écrivant ces lignes et en revoyant toutes ces photos, je me sens prise d’une sorte de mélancolie, une envie de repartir, d’y retourner, comme un mal d’un pays pas assez connu… Ne serait-ce pas là un petit air de « saudade »  ? Et entendez-vous Cesaria Evora vous susurrez « Sodade…sodade » au creux de l’oreille ? Non ? Alors écoutez-la là.

Cet article vous a plu ? Il vous a donné envie de prendre vos billets pour Lisbonne ? Un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?

Dites-moi tout ! Le fond, la forme, les photos, les infos et les conseils : j’attends vos commentaires avec impatience ! Ou pas 😉

A très vite !

signature blog bis.001

 

17 commentaires sur “Escapade à Lisbonne {Récit, photos et quelques conseils}

Ajouter un commentaire

  1. Salut ! Je suis passée par hasard sur ton blog et j’étais obligée de m’arrêter sur cet article, sur Lisbonne ❤ ! J'ai eu un véritable coup de foudre pour cette ville et ça m'a fait très plaisir de découvrir un nouveau point de vue. Déjà je suis obligée de vous conseiller d'y retourner pour le musée des Azulejos et plus encore pour Sintra ( le paradis des amoureux, promis !) La ballade dans les jardins du Palacio de Pena et de Quinta de Regaleira vaut le détour ! On avait prévu un séjour de 10 jours avec mon chéri ( donc ouais on a pu prendre notre temps).

    Par contre, vous me donnez très très envie de payer le repas à l'Alfama avec les musiciens ( on s'était contentés de s'arrêter devant les portes pour profiter de la musique xD). En tout cas, tout ce que vous avez mangé me donne très envie ! Je repasserai vous voler quelques adresses à l'occaz je pense :p
    Et merci aussi pour l'’Elevador de Santa Justa, on l'a pas croisé lors de nos déambulations, mais j'ai hâte de voir dès que j'y retourne ! 😀

    Bonne journée (a)

    Aimé par 1 personne

  2. ton article m’a fait énormément pensé à notre premier séjour en amoureux avec mi amor… Lisbonne… c’est vraiment une ville incroyable que tu décris très bien. Certes, c’etait notre premier séjour… donc nous ne faisions pas autant de tourisme…hahahah par contre je me souviens aussi avoir vu Belen et Cintra… ce dernier était INCROYABLE . Bisous tout plein

    Aimé par 1 personne

  3. J’ai une voisine portugaise qui se rend presque tous les ans à Lisbonne, je vais lui dire de m’amener dans ses bagages !! … En tous cas bravo pour cet article et les conseils notamment sur les restos, la ville est magnifique et fascinante vu tes photos, j’adore la tour de Belem bravo !!

    Aimé par 1 personne

  4. Ça donne envie de jouer à Marco Polo sur le pont Vasco de Gama ! (Passion blasphème, bonjour!/ Et puis, avec cette remarque je poursuis les liaisons dangereuses entre Italie et Portugal 😉 )
    L’Océanorio a l’air magnifique (et m’a donné envie de revoir Finding Dory!) et le monastère des Hiéronymites a un côté cité des elfes/Lord of the rings !
    Merci de nous avoir fait voyager virtuellement, de nous avoir fait saliver et de nous avoir donné tous ces bons plans !
    Bisous

    Aimé par 1 personne

  5. OUAAHHH, quel article ma poule, tu nous décris à la perfection votre escapade à Lisbonne, qui nous donne toutes les pistes pour réussir un futur voyage. C’est super bien écrit
    A quand les « pastéis de nata » à Cambernard ??? 😉

    Aimé par 1 personne

  6. Ouah quel récit et quel week end vous avez du passer! Ca me donne envie d’y aller (j’avoue avoir déjà avec Romain une « to visit » list assez longue avant Lisbonne mais tu m’as vraiment donné envie d’aller y flâner quelques jours!!!) Merci pour toutes ces jolies photos 😍 à quand votre prochain week end la bas? 😉 bises et bonne journée

    Aimé par 1 personne

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